02 mars 2013 ~ 0 Commentaire

Le mode d’intégration français: son histoire

Pour commencer, nous allons présenter le mode d’intégration français qui depuis le XIX e siècle est au coeur des débats politiques qui agitent la France de façon continue.

En effet, la principale question est celle de l’identité nationale à partir de laquelle il est possible de savoir si on est français ou étranger. Cependant, la France est une terre d’accueil qui sait intégrer ses immigrés malgré la xénophobie et les banlieues difficiles. Il est vrai que chacune de ces vagues d’immigration quelle qu’elles soient (Italiens, Belges, Portugais, mais surtout Africains et Maghrébins) a suscité une xénophobie ainsi que des violences à trois grandes périodes de crise: La grande dépression durant les années 1880-1890, également durant le krach boursier de Wall Street de 1929 et dans les années 1870 lors du ralentissement de la croissance. Et on peut voir qu’à travers ces trois périodes, à chaque génération, idéologues, politiciens posent toujours les mêmes questions sur l’immigration et on a toujours la même représentation sociale de l’étranger.

Lors de la  »croissance molle » de 1870 en France, celle-ci fait appel aux  »bras étrangers » car elle souffre du malthusianisme: théorie inventée par Malthus qui estime que la réduction du nombre d’enfants permet la conservation du patrimoine. On peut donc dire que le pays a eu un comportement Malthusien et manque de main d’oeuvre qu’elle pourra acquérir entre 1851 et 1974, suite à l’immigration massive. L’Etat fait alors tout pour attirer les flux migratoires en instaurant des lois favorables aux immigrés: le droit du sang (transmission de la nationalité par hérédité), loi du sol (transmission de la nationalité par le lieu de naissance). Or, lorsque la France subit le chômage, ce sont les immigrés qui en sont les premières victimes; notamment dans le secteur de la construction automobile qui ont représentés à eux seuls 42% des licenciements et 51,5% dans le domaine du bâtiment.

De plus, les immigrés exerçaient les métiers les plus durs et dans des conditions climatiques qui varient: dans le domaine agricole, la bâtiment (le froid…). Mais dans les domaines où les immigrés parviennent généralement à s’intégrer, une méfiance reste présente. La CGT (confédération  générale du travail) de l’époque estime même que les immigrés ne servant à rien à l’économie de la France doivent être renvoyés dans leur pays natal. On manipule les étrangers pour ensuite les renvoyer. les immigrés subissent aussi des violences car les français ne supportent pas le fait de voir que d’autres acceptent le travail demandé, mal rémunéré en plus. On parle de nationalisation du travail car certains estimaient que le travail était réservé aux français uniquement.

Seuls les capitalistes bourgeois intègrent vraiment les immigrés, étant donné qu’ils peuvent les payer beaucoup moins chers lorsqu’ils travaillent pour eux. Au niveau des habitations pour les immigrés, ce sont des banlieues et n’ont pas un accès direct à la ville, ils sont isolés de la périphérie urbaine et certaines fonctions de services publiques sont délaissées par l’Etat (plus de police par exemple).

En somme, on peut dire que la France intègre assez bien ses immigrés car elle est qualifiée de  »terre d’accueil » mais, le plus souvent, seulement dans sont intérêt comme on a pu le voir lors du ralentissement de la croissance. Les immigrés, bien qu’ils parviennent à  s’intègrent dans le monde du travail, ils subissent des violences, une xénophobie et inspirent la haine. Le mode d’intégration français reste donc encore instable.

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